Rebecca | Bénévoles, des engagements biennois

Portrait de Rebecca pour l’exposition Bénévoles, des engagements biennois. Iara Vega Linhares, 2021.

(FR)

Les portraits de “Bénévoles, des engagements biennois” sont accompagnés d’un extrait des interviews que j’ai réalisées auprès de chaque personne qui integre la précieuse mosaïque de bénévoles que nous avons pu réunir pour l’exposition avec notre team.

” Mes parents sont arrivés du Congo en 1990 en tant que requérants d’asile. Je suis née dans un centre de requérants à Ostermundigen. J’ai commencé le bénévolat à l’école secondaire avec des cours d’appui de français. Après j’ai fait des traductions
dans le cadre de mon Église, pour des personnes allophones. Je leur expliquais aussi le programme, comment cela se passait. Pendant une année passée à Londres, j’ai fait du bénévolat dans le cadre de la migration.” Raconte la juriste Rebecca Kati-Kati.

” En Suisse on travaille beaucoup, on n’a plus d’énergie à donner aux autres. Je veux donner de mon temps, aider maintenant que je peux et que j’ai la santé. C’est aussi un hommage à mon père qui s’est beaucoup investi bénévolement auprès de la communauté congolaise, sans attendre quelque chose en retour et sans reconnaissance. Il nous a inculqué ces valeurs. Pour moi c’est naturel. En Suisse on travaille beaucoup, on n’a plus d’énergie à donner aux autres. Je veux donner de mon temps, aider maintenant que je peux et que j’ai la santé. C’est aussi un hommage à mon père qui s’est beaucoup investi bénévolement auprès de la communauté congolaise, sans attendre quelque chose en retour et sans reconnaissance. Il nous a inculqué ces valeurs. Pour moi c’est naturel.”

“Je suis quelqu’un de très sociable et qui communique facilement la joie de vivre. Je suis de la région et je connais bien les organisations d’aide, d’insertion professionnelle. Grâce à ma formation universitaire, je connais les différentes procédures. Je suis quelqu’un de très sociable et qui communique facilement la joie de vivre. Je suis de la région et je connais bien les organisations d’aide, d’insertion professionnelle. Grâce à ma formation universitaire, je connais les différentes procédures.” Elle continue.

” J’ai intégré Multimondo en 2019. Ma tâche est de favoriser l’insertion professionnelle des étrangers dans la région. Ces gens n’ont pas de diplômes reconnus en Suisse ou pas de diplôme tout court. Je les aide à rédiger leur CV, à envoyer des lettres ou des emails avec les formes. Je leur apprends aussi à se présenter, la ponctualité, des éléments culturels de la Suisse. Je les aide mais je ne fais pas le travail à leur place. Ces gens m’accordent leur confiance. Ils me parlent de leurs rêves, de leurs projets professionnels. Je les soutiens psychologiquement, pour qu’ils gardent espoir et continuent malgré les refus. C’est gratifiant mais ça me donne aussi pas mal de responsabilités. Souvent je fais 2 heures par semaine, sur place, sans compter les recherches à faire après.”

Peu avant le vernissage de l’exposition à l’église du Pasquart, à Bienne (Suisse), dans l’été de 2021 Rebecca à décidé de partir pour découvrir son pays d’Origine et travailler à Brazzaville, elle est parti sans billet de retour.

L’exposition en est à sa deuxième édition, à la Bibliothèque municipale de la ville de Bienne jusqu’au 14 janvier 2023. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ma précédente publication ici sur le Blog.

Iara Vega-Linhares, photographe.

(EN)

The portraits of “Bénévoles, des engagements biennois” are accompanied by an extract from the interviews I conducted with each person who integrates the precious mosaic of volunteers that we were able to bring together for the exhibition with our team.

“My parents arrived from Congo in 1990 as asylum seekers. I was born in a center for asylum seekers in Ostermundigen. I started volunteering in high school with French support lessons. did some translations within the framework of my Church, for non-native speakers. I also explained the program to them, and how it worked. For a year spent in London, I volunteered as part of the migration.” Says lawyer Rebecca Kati-Kati.

“In Switzerland, we work a lot, and we have no more energy to give to others. I want to give my time, and help now that I can and that I am in good health. It is also a tribute to my father who volunteered a lot with the Congolese community, without expecting anything in return and without recognition. He instilled these values in us. For me, it’s natural. In Switzerland we work a lot, we have no more energy. to give to others. I want to give my time, to help now that I can and that I am in good health. It is also a tribute to my father who volunteered a lot with the Congolese community, without expecting anything something in return and without recognition. He instilled these values in us. For me it is natural.”

“I am a very sociable person who easily communicates the joy of living. I am from the region and I know the aid and professional integration organizations well. Thanks to my university education, I know the different procedures. “I’m a very sociable person who easily communicates the joy of living. I’m from the region and I know the aid and professional integration organizations well. Thanks to my university education, I know the different procedures.” She keeps.

“I joined Multimondo in 2019. My task is to promote the professional integration of foreigners in the region. These people do not have diplomas recognized in Switzerland or no diplomas at all. I help them write their CVs, to send letters or emails with the forms. I also teach them how to introduce themselves, punctuality, and the cultural elements of Switzerland. I help them but I don’t do the work for them. These people place their trust in me. They talk to me about their dreams and their professional projects. I support them psychologically so that they keep hope and continue despite the refusals. It’s rewarding but it also gives me a lot of responsibilities. Often I do 2 hours a day. week, on-site, not to mention the research to be done afterward.”

Shortly before the opening of the exhibition at the Pasquart church in Bienne (Switzerland), in the summer of 2021, Rebecca decided to leave to discover her country of origin and work in Brazzaville, she left without a return ticket.

The exhibition is in its second edition, at the Municipal Library of the city of Biel until January 14, 2023. If you want to know more, I invite you to read my previous publication here on the Blog.

Iara Vega-Linhares, photographer

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